Ep. XLiv, 3 ; Lv, 16 et 3/4 ; lx
3. L'erreur a été favorisée par la formation défectueuse du nom par lequel, à Rome même, se désignaient ses partisans : l\uualiani (au lieu de Noualianani). Voir la note a8 de la P. G., xxxix, 420. En Orient, il est ordinairement appelé Noouâtoi;.
23o NOVATIEN
divin'. Le clan sur lequel il s'appuyait était trop restreint pour que cette rigueur prévalût. Il fut excommunié tant à Rome qu'à Carthage. Son parti essaima à travers le monde romain^ et il semble que ses théories s'exagérèrent ultérieurement jusqu'au refus de l'absolution aux péchés mortels, quels qu'ils fussent'. D'après une donnée suspecte de Socrate, Novatien serait mort martyr pendant la persécution de Valérien. Il avait beaucoup écrit. Saint Jérôme cite de lui dans son de Viris illastribus (§ lxx) les ouvrages suivants : de Pascha, de Sabbato, de Circumcisione, de Sacerdote, de Oralione, de Cibis iudaicis, de fnslanUa (= de la Persévérance), de Atlalo, de Trinitale ; il ajoute un « et multa alla » qui a encouragé les critiques à imputer à Novatien plus d'un ouvrage d'attribution douteuse. Nous avons vu que le de Spectaculis et le de Bono Pudicitiae sont peut-être à retenir parmi ces écrits mis par hypothèse à son compte. Pour le de Trinilate et le de Cibis Iudaicis la tradition littéraire est beaucoup plus solide. On remarquera que Novatien est le premier écrivain romain qui ait écrit en latin exclusivement. C'est là un indice du recul du grec dans la communauté chrétienne de Rome.
Le de Trinilate fut publié en i5/i5 par Gagny-Mesnart parmi les œuvres de Tertullien. C'est Jacques de