‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 154 sur 460 · T.L.Z., 1907, p. 80; ibid., 1911, p · texte numérisé non relu

T.L.Z., 1907, p. 80; ibid., 1911, p

l'époque de commodien 247

binaisons de Brcwer par M. Paul Lejay', que suivirent bientôt Cari Weyman S F. Zeller \ d'Alês S Revay ' et J. Martine On peut dire qu'aujourd'hui la thèse de Brewer est plus que compromise. Cette thèse s'appuyait en premier lieu sur un passage de Carmen Apologeticiim (v. 805-822) où Brewer pensait reconnaître plus d'un trait emprunté à l'épisode du la prise de Rome par Alaric, en 4 10. Voici la traduction littérale de ce morceau : Commodien y indique quelques-uns des signes annonciateurs de la fin du monde :

« Mais, disent certains, quand faut-il croire que tout cela arrivera? » Voici, en peu de mots, à la suite de quels événements ceux que j'annonce se réaliseront. Il y aura beaucoup de signes qui marqueront le terme de cet immense désastre. Mais le début «n sera la septième persécution dirigée contre nous. Déjà frappe à la porte et se ceint de son glaive celui qui bientôt passera le fleuve, tandis que les Goths feront leur ruée. Le roi ApoUyon sera avec €ux — nom redoutable. 11 mettra fin, les armes à la main, à la persécution des saints. Il marche sur Rome avec de nombreux milliers (de guerriers) de sa race, et par un décret de Dieu il fait partiellement des vaincus ses captifs. Beaucoup de sénateurs pleureront alors, captifs ; et, vaincus par un barbare, ils blasphèment le Dieu des cieux. Cependant ces païens nourrissent partout les chrétiens. Pleins de joie, ils les recherchent plutôt comme des frères. Quant aux luxurieux, aux adorateurs de vaines idoles, ils les pourchassent et font passer le sénat sou» lejoug. Voilà les maux que subissent ceux qui ont persécuté les aimés (de Dieu) : pendant cinq mois ils sont massacrés sous cet ennemi. »

Il suffit d'analyser les détails de cette description pour se rendre compte qu'ils ne cadrent nullement

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