‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 166 sur 460 · Quae desunt ratio rependit » (m · texte numérisé non relu

Quae desunt ratio rependit » (m

It. III, 12.

maître Arnobe, il attribue délibérément à Dieu la création. Ici et là des remarques un peu naïves font sourire ' (de ces menues ironies, les œuvres analogues de Fénelon et de Bernardin de Saint-Pierre auront peine aussi à se protéger) : dans l'ensemble, cette apologie spirilualiste, toute nourrie d'Aristote, de Cicéron, de Varron, vaut par sa clarté, par le sentiment esthétique qui la domine, comme aussi par un souci d'utilitarisme qui est bien dans la tradition romaine.

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Dès le moment oîi il composait le de Opijlcio Dei, Lactance songeait à une œuvre d'une tout autre portée, et il en préparait les matériaux ^ En écrivant ses Institutions divines, Lactance avait une vue très nette du but qu'il voulait atteindre et de la méthode propre à l'en rapprocher. Formé par son éducation et sa profession même à estimer les choses de l'esprit, il avait maintes fois souffert des dédains d'ordre intellectuel que les païens cultivés prodiguaient au christianisme. Lui-même sentait bien que ceux qui, parmi les chrétiens, se faisaient les interprètes des vérités divines n'étaient pas toujours à la hauteur de leur tâche.

Ce sentiment d'infériorité, si douloureux pour son amour-propre de prosélyte, semble avoir été fortifié chez Lactance par les écrits de deux adversaires du christianisme qu'il avait connus alors qu'il enseignait

I. V.g. xia : « Conglobata in nates caro quam sedendi officio apta ! » a. De Opif. Dei, xv, 6 ; xx, a. Les Inslitutions ont paru entre 3o4 et 3i3.

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