Ibid., XXIII, /i
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En somme, écartant des spéculations dont il n'a cure, il dresse l'image d'un Dieu à la fois juste et bon, tout pareil à un paierjamilias ou à un chef dÉtat, à qui leurs responsabilités mêmes imposent le devoir des sanctions nécessaires. Et l'interprétation qu'il propose n'est pas très différente de celle à laquelle s'arrêtera saint Augustin : « Ira Dei, non perturbatio animi, sed iudicium quo irrogatur poena peccato » : la colère divine n'est pas une ((passion», c'est un (( jugement «S
Le de Mor'ibas Persecutoriim n"est plus, comme le de Ira Del, une paisible dissertation sur la légitimité du courroux divin. C'est la démonstration, étayée en partie sur l'histoire la plus récente, des effets redoutables de ce courroux.
Au moment où l'auteur écrite la paix a été enfin rendue à l'Église. S'adressant à un certain Donat, il entonne un hosannah en l'honneur de la Providence qui a enfin procuré aux chrétiens le repos moral et matériel, et qui, en même temps, a terrassé leurs ennemis. C'est la chute successive de ceux ci qu'il se propose de raconter. Il passe d'abord en revue, de façon assez sommaire, les premiers persécuteurs du christianisme, Nérqn, Domitien, Dèce, Valérien, Aurélien, dont une mort cruelle ou prématurée a vengé les attentats (§i-vi). A partir de Dioclétien, il arrive aux faits contemporains, et il n'y consacre pas moins de