‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 180 sur 460 · I. De Ciait. Det.XV, xxv · texte numérisé non relu

I. De Ciait. Det.XV, xxv

a. SiZ/k (Harnack.) ; 3 iS/Sao (Monceaux).

LE DE MORTIBUS PERSECUTORUM 289

quarante-cinq chapitres (§ vii-lu). C'est d'abord le gouvernement de la tétrarchie, avec Dioclétien et Maximien, «augustes», Galère et Constance Chlore, « césars » ; les détestables exactions des trois premiers ; les sévices exercés contre les chrétiens par Dioclétien dont la haine, ranimée par Galère, ordonne la persécution générale de 3o3. Vient ensuite la maladie de Dioclétien. les intrigues par où Galère réussit à lui arracher son abdication, et à faire associer à l'Empire Maximin Daia et Sévère ; les cruautés abominables de Galère devenu tout-puissant ; Constantin, échappant à ses desseins meurtriers, élu empereur par les soldats à la mort de Constance Chlore. La confusion même des événements (en 807, il n'y eut pas moins de six (( Augustes ») rend malaisée une analyse succincte de la dernière partie de l'opuscule. Tout en suivant de près la trame embrouillée des faits, l'auteur n'oublie pas la préoccupation particulière qui lui a fait entreprendre l'ouvrage. Ce qu'il veut montrer, c'est comment la main de Dieu s'est appesantie sur les princes qui ont fait du mal aux chrétiens, tandis qu'elle épargnait et favorisait ceux qui avaient su reconnaître la bonté de leur cause'. Parmi les persécuteurs, Tun, Sévère, est forcé de s'ouvrir les veines (§ xxvi) ; l'autre. Maximien, se pend (§ xxx) ; Galère, véritable bête féroce qui mérite un châtiment plus raffiné, meurt pourri, dévoré par les vers (§ xxxv) ; Dioclétien expire dans la tristesse et le dénuement (§ xlhi) ; Maximin Daïa s'empoisonne, et son agonie est atroce (§ XLix). La famille même des bourreaux n'est pas épargnée (§ l). Et le de Mortibas Persecutorum se clôt, comme il a commencé, sur un hymne de recon-

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