I. IX, II
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naissance au Seigneur : « Le Seigneur a purgé la terre de ces noms superbes. Célébrons donc le triomphe de Dieu avec joie ; jour et nuit, adressons-lui nos prières et nos louanges, afin qu'il affermisse à jamais la paix rendue après dix années de guerre. »
L'idée maîtresse du traité ressort de ce bref aperçu : la fin terrible dont ont pâti la plupart des mauvaise princes était coordonnée, selon les dispositions divines, non pas à n'importe quel crime, mais spécialement aux mesures persécutrices prises contre les fidèles. (( En dépit des châtiments que lui valaient ses forfaits, Dioctétien a régné parfaitement heureux, tant qu'il n'a pas souillé ses mains du sang des justes. » Seuls ont échappé aux rigueurs célestes ceux qui ont su se montrer les amis des chrétiens, un Constantin, par exemple, dont la mort fut douce et paisible : « In lecto suo requiem uitae, sicut optabat, accepit K » Cette conception des vengeances divines qui s'exercent, l'heure venue, sur ceux qui les ont bravées, Lactance en était depuis longtemps pénétré. Il l'avait indiquée clairement dans les Institutions et aussi dans YEpitome \ Est-il besoin de dire qu'elle n'était point nouvelle, et que là encore Lactance se décèle, comme eût dit Bossuet, « un homme de l'ancienne marque »?' Nul doute que l'idée chrétienne de la Providence n'admette ces (( volontés particulières » sur lesquelles, au gré de quelques-uns, Lactance aurait trop insisté. Retenons pourtant quelque chose de ce grief. Il y a de l'indiscrétion dans le zèle que Lactance déploie à démêler les desseins de Dieu, dans la certitude intrépide avec laquelle il en révèle tout le détail, comme si, d'en haut, il