I. PiCHON, p
3. Prol. in Is. (P.L., XXIV, 20) : u etsi imperitus sermone, non tamen scientia. »
3. Ep. hxx, 5 (IIiLBERG, dans C.V., liv, 707) : <( licet desit eruditio, Aamen non deest eruditionis uoluntas. »
296 VICTORIN DE PETTAU
que cet effort était paralysé par son impéritie littéraire ' et son insuffisance en langue latine ^ Il lui reproche, en outre, d'avoir donné, après Papias, Irénée, Apollinaire, Tertullien et Lactance, dans les fantasmagories du millénarisme ^
D'après Jérôme, Yictorin était évêque de Poetovio* (en Pannonie supérieure, aux confins du Norique, sur le Dravus ; aujourd'hui Pettau). Il mourut martyr, très certainement sous Dioctétien % on ne sait en quelle année. Sa vie se place donc dans la seconde moitié du IIP siècle. Parmi les ouvrages que lui attribue saint Jérôme dans le de Viris illas tribus, un seul subsiste, le Commentaire sur VApocatypse *. Le texte de ce commentaire a toute une histoire. Nous le possédons (grâce aux travaux d'Haussleiter) sous quatre formes différentes. Un manuscrit de la bibliothèque vaticane ', signalé par Angelo Mai, offre la rédaction primitive de Victorin, laquelle est forte= ment empreinte de millénarisme*. Une seconde rédac-
1. Ep. Lvjii, 10 (ibid., p. 589) : « qnod intellegit, eloqui non potest. »
2. De Vir. ill., lxxiv : « Non aeque latine ut graece nouerai. »
3. De Vir. ill., xviii ; in Ez. XI, xxxvi, i (P.L., XXV, SSg).
l). Petauionensis episcopus, de Vir. ill., lxxiv. On lisait souvent Pictauiensis avant Launoy qui, dans une dissertation de i653 (a° éd., i664), restitua la vraie leçon, et démontra que Victorin avait été évêque de Pettau, et non de Poitiers.
5. Cela résulte de la façon dont Jérôme encadre son nom, dans le de Vir. ill. et ailleurs (v.g. adu. Rujinum, III, xiv). Adon est le premier à l'affirmer explicitement dans son martyrologe (P.L., GXXIII, 38i)).
6. Pour les vestiges de quelques-uns des autres écrits mentionnés par Jérôme, voir Haussleiter, dans C. V., vol. XXXXIX,p. xiv et s. — L'énumération de saint Jérôme n'est pas limitative : il ajoute et multa a/ia, formule assez vague dont il abuse dans le de Vir. ill. Gassiodore, Inst. diu., VII (P.L.,LXX, II 19) fait allusion à un comm. de Victorin sur saiiat Matthieu ; de même Jérôme (P.L., XXVI, 20 et 223).
7. Codex Ottobonianus latinus 3288 A, saec. xv. Ce manuscrit est d'une lecture très difficile. Reproduction photographique de quelques feuillets dans C.V., vol. XXXXIX. Il eu existe deux copies, des xV et xvi* s.