‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 197 sur 460 · I. In Ps. ih&, i3 (C.V., t. XXII, p · texte numérisé non relu

I. In Ps. ih&, i3 (C.V., t. XXII, p

a. Le mot est de Pline l'Ancien, Hist. Nat. III, iv. Il était plus vrai encore au IV* siècle qu'au I". Pour l'enseignement à Poitiers, cf. Ausone, Prof., XI, 46-48; Epigr. xlvii, 2, aoB.

3. Lui-même en fait l'aveu : de Syn., xci : « ... fidem Nicaenam nuoquam nisi exsulaturus audivi. »

U. Cf. de Trin., I, xiv.

continue, le montre fidèle à la tradition trinitaire de TertuUien et de Novatien : les formules de Nicée n'ont encore exercé sur lui aucune influence. Les synodes d'Arles (353) et de Milan (355), l'exil de Paulin de Trêves, d'Eusèbe de Verceil, de Lucifer de Calaris, de Denys de Milan, lui ouvrirent les yeux sur la menace arienne : « Horum farori respondere animus exarsit », afiîrme-t-il '. Il entama résolument la lutte avec Saturninus, le primat d'Arles, acquis aux idées des ariens. Dès 356 il adressait un premier opuscule à l'empereur Constance pour le conjurer de pacifier l'Église, de retirer aux ariens l'appui qu'il leur prêtait, et de rendre à leur siège les évêques exilés. L'ardeur de son activité le désignait aux évêques ariens comme un adversaire dangereux. Au synode de Béziers (356), ils l'empêchèrent de défendre Athanase et la foi de Nicée, ils le signalèrent à l'empereur comme factieux et obtinrent contre lui une sentence d'exil.

Hilaire fut relégué en Phrygien II sut profiter largement, pour son perfectionnement intellectuel, de ces temps douloureux. Il s'initia à la littérature grecque chrétienne (il -serait intéressant de savoir de quels théologiens il nourrit alors sa pensée). C'était une forme de culture assez rare déjà à cette époque et qui lui conférait, parmi les dialecticiens occidentaux, une supériorité dont son de TrinUale, composé pendant cet exil^ porte la marque. Dans ces douze livres, c'est principalement aux ariens qu'il en a, encore que sa polémique vise parfois les sabelliens, les juifs et les

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