‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 198 sur 460 · I. Ihid., I, XVII · texte numérisé non relu

I. Ihid., I, XVII

a. Cf. Saint Jérôme, de Vir. ilL, c ; Hilaire, De Syn., lxiii. 3. Cf. de Trin., X, iv (P.L., X, 346) : « Loquemur exsuies per hos libros, et sermo Dei, qui uinciri non potest, liber excurret. »

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gnostiques. 11 connaît l'étendue du mal contre lequel il veut prémunir les esprits'. Il esquisse çà et là avec clairvoyance la psychologie arienne, cette liaeretlca subliiUas qui joue sur les mots pour tromper les simples, et qui s'adapte si complaisamment k la. prude ntia suecali. Les discussions d'Hilaire révèlent en plus dune page la pénétration de son esprit, et elles nous font connaître le détail de l'argumentation arienne. Telle pièce de même origine s'est conservée grâce à lui-. En une matière dont la difficulté l'effraie', Hilaire fait comprendre aux lecteurs que les mots qu'il est obligé d'employer, les images et comparaisons dont il use, sont désespérément inégales aux vérités ineffables qu'il s'agit de rendre intelligibles, et qu'ils ne doivent y voir que des approximations lointaines destinées à les acheminer du connu à l'inconnu*. Le de Trinitate est un des monuments de la haute spéculation chrétienne durant les premiers siècles ; jamais les problèmes de la Christologie n'avaient encore été approfondis en Occident avec un détail si minutieux. — Le de Synodis, qui est lié au de Trinitate dans presque tous les manuscrits, n'a le caractère spéculatif que dans certaines de ses parties (§ lxvi-xcii). L'objet principal de l'ouvrage, qui est adressé aux évêques de Gaule, des deux Germanies et de Bretagne, est de mettre les Occidentaux au courant des luttes orientales contre l'arianisme. C'est ainsi qu'Hilaire est amené à citer et à apprécier plusieurs formulaires de foi orientaux : la seconde formule de Sirmium (^57), de couleur nettement

1. Cf. XI, I : « ... multis iam per omnes ferme Romani imperii prouincias ecclesiis morbo pestiferae huius praedicatioais infectis. » 3. Cf. la lettre d'Arius à Alexandre, VI, v.

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