‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 203 sur 460 · OPUSCULES DIVERS · texte numérisé non relu

OPUSCULES DIVERS

« Ces faits, signifiés par les divers personnages (de l'Ancien Testament), mais connus et parachevés dans le Christ seul, il convenait qu'ils fussent gardés pour la postérité dans des ouvrages écrits et rédigés. Et ainsi, les générations à venir, instruites des actions des temps antérieurs, pourraient contempler le présent même dans le passé, et vénérer le passé maintenant encore dans le présent'... »

Telle est la méthode : saint Jérôme, qui, sous l'influence d'Origène, devait à son tour la pratiquer, saura en apercevoir les difficultés, dont Hilaire ne semble guère s'être avisé.

De ses Commentaires sur Job, il ne reste que deux fragments. Nul doute qu'Hilaire ne s'y évertuât comme ailleurs à dévoiler les mystiques rapports de la typica signiftcantia.

Mais il n'oubliait pas la question arienne, ou plutôt son esprit en demeurait obsédé. Les Fragmenta historica font grand honneur à son zèle d'historien. Ils méritent une attention spéciale, en raison de leur importance comme « source » pour l'histoire ecclésiastique, en raison aussi des problèmes qu'ils suscitent pour la critique moderne.

Les conflits dogmatiques du IV* siècle provoquèrent, comme on sait, la formation de plusieurs recueils documentaires très précieux, soit en Orient, soit en Occident. 11 fallait bien alimenter les polémiques, et fournir à l'opinion de quoi s'éclairer. Que l'on se rappelle les pièces insérées par saint Athanase dans son Apologie contre les Ariens, dans son Histoire des Ariens adressée aux moines, dans son traité sur les Décrets du Concile de Nicée : les lettres collectionnées

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