‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 210 sur 460 · DUCHESNE, II · texte numérisé non relu

DUCHESNE, II

a. C.V., XIV, p. 256, 1. 6; p. sgi, I. îS ; p. 3o6, 1. 19 et aS.

3. L'étude de Hartel sur le latin de Lucifer dans A.L.L., III (i886), p. I, est bien résumée dans la Rev. de Pliilol. (Beoue des Revues), 1888,

4. Saint Jérôme, Dial. adu. Lucifer., xxi (P.L., XXIII, 175) et xivn.

LES LUCIFÉRIENS 887

dans son diocèse de Sardaigne, et il y mourut vers 870/871.

Quelques-uns de ses partisans firent parler d'eux jusqu'aux environs de l'année 884. La Collectio Aaellana^ contient un Libellas precum^% sorte de placet, adressé en 383/4 aux empereurs Valentinien II, Théodose et Arcadius par les prêtres Faustinus et Marcellinus, pour protester contre les vexations que leur font subir les catholiques et contre le nom odieux de u lucifériens » dont on les affuble méchamment. Un rescrit impérial reconnut le bien-fondé de leur requête ^ Nous avons aussi de Faustinus deux autres opuscules, gages de la pureté de son orthodoxie : dans l'un, la Fides Theodosio imp. ohlala, il se défend de toute complaisance pour le sabellianisme, dans l'autre, le de Trinitaie siue de fide contra Arianos, il met au courant l'impératrice Flaccilla des points fondamentaux de la controverse arienne.

Il se peut que l'activité littéraire des lucifériens ait pris aussi une forme plus dissimulée et plus sournoise. On les soupçonne, avec des raisons assez frappantes, d'avoir confectionné des faux, pour la plus grande gloire de la cause trop méconnue qui leur était chère : en particulier deux prétendues lettres de

I. Recueil de plus de deux cents pièces constitué par un érudit inconnu qui vivait à Rome au temps du pape Vigile (537-555). Ce recueil comprend des lettres, édits, etc., d'empereurs, de magistrats, de papes, d'évêques, et s'étend de 867 à 553. Ce sont les frères Ballerini qui l'ont dénommé ainsi au xviii* siècle, parce qu'ils considéraient (à tort du reste) un manuscrit du couvent ombrien de Santa Gruce in Fonte Auellana (aujourd'hui Vaticanus 6961) comme la source principale de la collection.

3. Ce titre n'est pas attesté par la tradition manuscrite. 11 est de l'invention de J. SiRiiOND, qui publia pour la première fois l'opuscule en iG5o.

Page 1