LA LITTÉRATURE ARIENNE ET ANTI-ARIENNE
saint Atlianase à Lucifer', et les huit premiers livres du de Trinitafe de Pseudo-Athanase*.
Il faut jeter aussi un coup d'œil sur la littérature arienne et anti-arienne, où se reflètent les polémiques ardentes de l'époque, mais qui n'offre guère d'attrait véritable que pour les théologiens et les historiens du dogme. L'embroussaillement de ces controverses épineuses ne recèle que bien peu de surprises agréables.
Du côté arien, les œuvres sont peu nombreuses. On connaît les destinées de la littérature hétérodoxe, et à quels hasards elle a dû quelquefois d'échapper à tant de causes d'anéantissement'.
Une simple mention suffira pour Potamius, l'évêque d'Olisopo (= Lisbonne), fauteur de l'arianisme dans l'épiscopat d'Espagne. Nous avons de lui une lettre à saint Athanase ; et aussi deux sermons, l'un sur Lazare, l'autre sur le martyre d'Isaïe, qui se caractérisent par une recherche concertée de l'horrible. L'auteur détaille avec complaisance les phases de la décomposition du corps de Lazare dans le tombeau, il en note les déliquescences et les odeurs putrides ;
1. Nous n'en avons que le texte latin : P. G., XXVI, ii8i et s. ; C.V., XIII, 3aa et s.
a. P.L., LXII, 307-334. Les livres IX-XII forment un autre ouvrage, et c'est à tert qu'ils sont réunis aux huit premiers dans la Patrol. lat. Voy. L. Saltet, B.L.E, 1906,300.
3. Cf. P. DE Labriolle, Les Sources de l'Hist. du Montanisme, P., igiS,
p. IX-Xlll.