I. Ibid., p. h']h
a. Cf. Stfglmayr, Z.K.T., XXXIII (1909), p. 594-697, et XXXIV (1910), p. 1-38 ; p. 473-499.
LES AHIENS 34l
prend trois parties distinctes. C'est d'abord un commentaire partiel des Actes d'Aquilée : on sait que le concile d'Aquilée, ouvert le 3 septembre 38i, et dont saint Ambroise fut l'àme, déposa en des formes expéditives Palladius de Ratiara {=z Arcer) et un autre évoque illyrien, sans doute Secundianus de Singidunum (= Belgrade), convaincus l'un et l'autre d'arianisme. Le commentaire, qui est de l'évêque goth Maximin, suit pas à pas la discussion conciliaire. Dans une seconde partie, Maximin cite divers témoignages en faveur de la doctrine arienne, parmi lesquels une lettre oii Auxence, évêque de Durostorum et disciple dUlfîla, raconte la vie de son maître. Une profession de foi d'Ulfila lui-même est insérée dans cette lettre, qui est une source de premier ordre pour la biographie de l'apôtre arien des Goths '. Après une lacune, que s'était sans doute réservée le copiste pour transcrire d'autres textes finalement négligés, vient le témoignage de Palladius, diatribe véhémente contre le de Flde d' Ambroise. et contre les formes de son action diplomatique. L'ensemble de cette documentation se clôt sur un bref appendice qui relate l'échec des démarches d'Ulfila, de Palladius. de Secundianus et de leurs partisans auprès de Théodose. Ce paragraphe final a dû être rajouté après coup, au Y" siècle, et n'est pas de Maximin -.
Du côté orthodoxe, on peut citer le Liber contra Arianos de Fœbade d'Agen, qui, pendant l'exil de saint Hilaire, tint en Gaule un rôle de quelque relief. C'était un esprit sans originalité dont ïadiiersus
i. Cf. Jacques Zbiller, op. cit., p. tiho et s. Cette profession de foi est citée p. 46i.
a. Ibid., p. tiSlt-li&S.