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A LA LITTÉRATURE ARIENNE ET ANTIARIENNE

littérature anti-arienne, un Tractatus contra Arianos dont les fragments, inclus dans un papyrus de Vienne du VI' siècle (cod. 2160, Theol. G 5o^) à la suite du de Trinitate de saint Hilaire, ne sont pas indignes d'intérêt. L'ouvrage paraît remonter à la seconde moitié du IV* siècle.

A Grégoire d'Eliberis (= Elvire, en Bétique), saint Jérôme attribue tout juste des tractatus écrits « mediocri sermone » et un (( livre élégant » de Fide '. Les modernes ont été beaucoup plus généreux, et son u héritage » s'est grossi de quantité d'apports dont je n'oserais affirmer qu'ils aient réellement tous fait partie du fonds primitif.

Grand ennemi de l'arianisme ^ impitoyable pour toute complaisance à l'endroit des ariens, la belle rigidité de son orthodoxie mérita d'être louée par les rédacteurs lucifériens du Libellas Precum.

Un manuscrit (xi" s.) de l'église de Saint Vincent de Roda, en Aragon, lui impute cinq sermons sur le Cantique des cantiques, édités en 1848 par Golthold Heine. Dans le fracas de la Révolution de i848, la publication de Heine avait passé inaperçue. Dom Wilmart la remit en lumière en 1906 ', et s'en servit comme terme de comparaison pour restituer à Grégoire d'autres ouvrages : en premier lieu, les fameux Tractatus Origenis publiés en 1900 par Mgr Batiffol et dom Wilmart luimême. Ce sont vingt homélies, dont dix-neuf sur l'Ancien Testament, et une sur la mission du Saint- Esprit, écrites par un allégoriste ingénieux, de talent littéraire médiocre, et tout saturé de Minucius Félix,

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