De Vir. ilL, ci
li. Comm. in Gai., Praef.
5. Détails et références dans Tixerost, Ilisl. des Dogmes, II, 26G ; a68.
35o LA LITTÉRATURE ARIENNE ET ANTIARIENNE
théorie de la création*, pour l'explication du péché originel*. Au fond, le système de Plotin garde dans la pensée de Victorin une place primordiale. De là, si sincèrement chrétien qu'il fût devenu, certaines affirmations ou certaines réserves un peu inquiétantes^ Jamais il n'aurait passé à la doctrine chrétienne, s'il n'avait eu l'étonnement heureux d'y rencontrer tant doccasions d' o utiliser « ses concepts favoris, auxquels il s'efforce en plus d'un cas de la ramener.
Son style a de la force, du mouvement et même (par exemple dans les trois hymnes de la Trinité) une sorte de lyrisme pieux. Victorin a formé à l'usage de l'Occident latin une nouvelle langue philosophique qui devait être d'un grand secours pour les logiciens et les métaphysiciens du moyen âge. Il cherchait autant que possible à transposer en latin les expressions grecques et il s'excuse quand il ne trouve pas d'équivalents*. Somme toute, sans être un grand esprit, Victorin a agi sur de grands esprits. Il vaut dans l'histoire des idées, plus encore par ce qu'il a transmis que par ce qu'il a lui-même créé.