SAINT AMBROISE, L EVEQUE DIPLOMATE
BIBLIOGRAPHIE
L'édition princeps des œuvres d'Ambroise parul à Venise en 1485. Aucun progrès décisif pour la constitution du texte ne fut réalisé avant l'édition des bénédictins Du Frische et Le Nourry, publiée en deux in-folio à Paris, de 1686 à 1690. L'édition bénédictine a été reproduite par Migne, P.L., t. XIV-XVII (il y a eu en 1879 une réimpression très fautive de Migne avec pagination nouvelle). Elle a également servi de base à l'édition de P.-A. Ballerini donnée à Milan, de 1875 à 1883. Ballerini s'est contenté de collationner quelques manuscrits milanais. Son travail, luxueusement présenté, a été jugé sévèrement par la critique. Une bonne partie des traités exégétiques d'Ambroise ont déjà trouvé place dans le Corpus Script. Eccl. lut., par les soins de Schenkl. Voir le Tableau n° V.
A CONSULTER : Tillemout, t. X(1705), p. 78, qui reste le guide consciencieux et indispensable ; A. Baunard;, Histoire de saint Ambroise, 2° éd., Paris, 1872, très habilement agencée, mais d'une méthode plus littéraire que « scientifique » ; Th. Foerster, Ambrosius, Bischof von Mailand, eine Darstellung seines Lebens und Wirkens, Halle, 1884, excellente monographie; Duc de Broglie. Saint Ambroise, Paris, 1899, important pour l'activité politique d'Ambroise. — Un grand nombre de morceaux ont été traduits par P. de Labriolle, Saint Ambroise, Paris, 1908 (P.C.)> et reliés par des analyses. — Ihm a mis au point la chronologie des œuvres d'Ambroise, dans les Jahrbiicher fiir Klassische Philologie, Sapplementband XVII (1890), p. 1 et s., d'après les résultats déjà dégagés par les bénédictins Du Frische et Le Nourry.
Beaucoup de discussions utiles sont incluses aussi dans l'ouvrage de Rauschen, JahrbUclier der christlichen Kirche tinter dem Theodosius dem Grossen, Fribourg-en-Brisgau, 1897.
La langue d'Ambroise n'a pas encore été étudiée à fond. On trouvera des indications utiles dans Steier, Jahrbiïcher fur Klassische Philologie, Supplementband, XXVIII (1903), p. 553-562; Francesco Lora, Saggio sintatico comparativo su Girolamo, Agoslino, Ambrogio, Padova, 1900; Engelbrecht, Pkilologisches mis Augustinus und Ambrosius {Zeitsch. f. die oesterr. Gi/tnnasien, LVII. 7), C.W. (= Cari Weyman), Rh.M., 1909, p. 328; P. Gannata, de Synt. Ambrosiana in libris qui inscrib. de Ofjîciis, Gatanna, 1911. — Signalons aussi, sur l'iconographie d'Ambroise, un article de Wieiand, dans la Rômische Quartalschrift, 1909, p. 1,32 et s.
SOMMAIRE
L'évêque au IV» siècle. Le rôle de saint Âmbroise. — II. Sa vie jusqu'à l'Episcopat. — III. Sa formation intellectuelle. — IV. Son action politique. L'affaire de l'autel de la Victoire. L'affaire de Callinicum. La pénitence de Théodose. — V. Les œuvres littéraires. Le de Officiis. — VI. Les traités sur la vie ascétique. — VII. Les traités d'exégèse. — VÏII. Les traités dogmatiques et les hymnes ambrosiennes. — IX. Le prestige de saint Ambroise.
Dans une page de ses Études historiques \ Chateaubriand a caractérisé avec force le rôle de l'évêque au IV" siècle : « Rien de plus complet et de mieux rempli, écrit-il, que la vie des prélats du IV* et du V^ siècle. Un évêque baptisait, confessait, prêchait, ordon-
I. V° Étude, Œuvres complètes, éd. Pourrat, Paris, i836, t. V, p. a68.