Introd., p
2. Voir à ce propos les réflexions de Brochard, Etudes de philos, anc. et de philos, moderne, p. igS.
07 a SAINT AMBROÎSE
llssacerdos. Il est adressé à Marcellina, lasœurd'Ambroise, qui faisait elle-même profession de virginité et qui, associée à toutes les œuvres de son frère, était devenue la maîtresse spirituelle de quelques jeunes filles résolues à vivre dans le même état. Peu après, parurent le de Virginitate, où Ambroise réfute les objections que le de Vlrglnlhus avait soulevées, et le de Vidais, où l'évêque s'adresse exclusivement aux veuves. Treize ou quatorze ans plus tard, en Sqi, il composa le de Institiitione virginis, à Toccasion de la prise de voile d'une jeune fille, Ambrosia, qui avait été confiée à ses soins. Enfin, V Exhortatio virginitaiis, publiée en 393, n'est autre chose que le sermon donné à Florence par Ambroise à propos de la consécration des martyrs Yitalis et Agricola.
Ambroise ne nourrit contre le mariage aucune hostilité systématique. Il s'abstient même, avec son bon sens habituel et son souci des justes nuances, de certaines brutalités misogynes dont les écrivains ecclésiastiques n'ont pas toujours été suffisamment économes. Il se défend de vouloir déconseiller ou discréditer le mariage. II le conçoit comme une association permanente, que la loi divine défend de rompre, et où le mari doit garder la prépondérance et demeurer le gabernator. — Sur la question du second mariage, il est beaucoup plus sévère. De longue date, la tradition chrétienne tenait en suspicion les secondes noces. Ambroise y aperçoit, lui aussi, un signe de faiblesse, un manque de contrôle sur soi-même. Toutefois il se refuse à les considérer comme une faute à proprement parler : Neque enim prohibemus secandas miptias, sed non suademus *. Et s'il les déconseille, c'est tout
i. De Viditis, xi, 68.