‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 23 sur 460 · I. Voy. plus haut, p, 24, note · texte numérisé non relu

I. Voy. plus haut, p, 24, note

LA DOCTRINE MOYENNE DES PÈRES DU iV SIÈCLE 87

et les engagements assez formels dont le songe cicéronien nous a fourni le témoignage, c'est saint Jérôme lui-même qui lève cette perplexité, quand à une incrimination analogue de son ancien ami Rufin. devenu le plus perfide de ses adversaires, il riposte qu'après tout un songe n'est qu'un songe et n'engage à rien '. Quoi qu'il en soit, retenons le compromis dont il se constitue le défenseur.

Celui auquel saint Augustin aboutit dans son De Doctrina christiana ^ commencé en 897, achevé seulement en 427, est assez analogue.

Saint Augustin connaissait parfaitement la littérature latine profane. 11 l'avait enseignée à Thagaste. sa ville natale, puis à Carthage, à Rome et à Milan. Il n'avait pu oublier — ses Confessions l'attestent — que c'est à un traité de Cicéron, V Hortensias, noble et éloquente exhortation à l'étude de la philosophie, qu'il avait dû son premier émoi intellectuel, et que là s'était allumée sa passion de sagesse et de vérité ^ D'autre part, plus il avait avancé dans la vie, et plus rigoureux, plus exclusif, s'était fait son christianisme : à tel point que dans ses Rétractations, écrites alors qu'il tduchait à la soixantaine, il se fît une obligation de désavouer dans ses écrits antérieurs — entre autres imperfections — tout ce qui y sentait, soit dans la forme, soit même dans l'expression, un excès de complaisance à l'égard des libérales disciplinae \

I. Apol. c. Rufinum, I, xxx (P. L., xxm, /i4i). î. P. L., xxxiv, i5-i:ii .

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