CHAPITRE III
Les théologiens de second plan
BIBLIOGRAPxS'IE
I. — L'Ambrosiaster (c. 366-384). — P.L., XVII, 45-508. — A CONSULTER : CumoRt, R.H.L.R., 1903, p. 417; Wiltig, dev Amb, Hilarius (Sdraleks Kirchengesch. Abh. k, Breslau, 1906); Souter, dans Expositor, 1914, p. 224-232.
IL — Le Donatisme. — A consulter : Monceaux, tomes IV et V.
m. — Saint Optât. — P.L., XI, 883-1082; Ziwsa, dans C.V., t. XXVI (1893). Un des tractatus publiés par dom Morin eu 1917 « Senno in Natale infantium qui pro Domino occisi sunt » (p. 170) est attribué à Optât dans le Cod. Aureliensis 154, s. vii/viii. — Traduction française, par Pierre Viel, P. 1664. — A consulter : L. Duchesne, Le dossier du Donatisme, dans les Mél. d'Aixh. et d'Hist. publiés par l'École franc, de Rome, X (1890), p. 589-650 ; Monceaux, V, 241-306.
IV. — Tyconius. — P.L., XVIII. 15-66; F.-C. Barkitt. dans T. S., 3, 1 (1894). Le Commentaire sur l'Apocalypse existait encore au W s., à Saint-Gall. Quelques fragments en ont été publiés dans le Spicilegium Casinense, III, i (1897), p. 261 et s. Essai de reconstruction par J. Haussleiter dans Zeitsch. f. Kirchl. Wiss. u. Kirchl. Leben, VII (1886), p. 239-257. Cf. H.-L. Ramsay, dans R.H.L.R., 1902, p. 433-444. — A consulter : Hahn. Tyconius- Studien, L., 1900 {St. zur Gesck. der Theol. u. der Kirche, 6, 2); Monceaux, V. 165-219.
V. — Pacien. — P.L., XIII, 1051-1090; Peyrot, Zwolle, 189& (médiocre). Dom Morin attribue à Pacien, en raison d'analogies de style — assez peu probantes — , le Liber ad lustimwi souvent imputé à Victorin {R.Bén.,'6\) [1913], p. 286-293).
384 BIBLIOGRAPHIE
VI. — Pilastre de Brescia. — V.L., XII, 1111-1302; Marx, dans C.V., l. XXXVIII (1898).
VIL — Gaudentius. — P.L., XX, 827-1006.
VIÏI. — ZENON DE VÉHONg. — P.L., XI, 253-528. Ed. critique, de Giuliari, V^érone, 1883; 2« éd., 1900 (sans changement). — A CONSULTER : MoDCcaux, III, p. 365-371.
IX. — Hilarianus. — P.L., XIII, 1097-1J14. Ces opuscules sont datés du 24 et du 5 mars 397. Réédition par G. Frick, dans les Chronica minora, I, Leipzig, 1892 (B.T.), p. 153-174. V^ aussi Mommsen, M.G.H., XIH, 415.
X. — NiGETA DE Remesiana. — P.L., LU; A.E. Burn, iY. of Pi., Cambridge, 1905 : les Sermones de Vigilus (Burn, p. 55-67) sont dans P.L., LXVIII, 365-376; les Sermones de psalmodiae bono (Burn, p. 67-82), dans P.L., XXX, 232; le de Ratione paschae (Barn, p. 93-111), dans P.L., LXXII, 49-52 et P.G., XXVffl, 1605- 1610; VAd lapsam virginem Ubellus (Burn, p. 112-131), dans P.L., XVI, 367-384. L'édition de Burn a toute l'importance d'une édition princeps. — A consulter : W.-A. Patin, N., Bischof von R., Miinchen, 1909. — Nombreuses observations sur la langue de Niceta dans A.L.L., 1906, p. 481 et s. ; v. aussi Patin, chap. v.
XL — Priscillien. — Schepss, dans C.V., t. XVIII (1889). — A CONSULTER ; E.-Cli. Babut, Pr. et le Prisclllianisme {Bibl. de l'École des Hautes-Ét., se. bistor. et philo!., fasc. 169). A. Puech, dans Journal des Savants, 1911, et B.A.L.A.C, 1912, p. 81 ; 161.
sommaire
l. L'Ambrosiasler. — IL Le Donalisme. Optât de Milève. Tyconius. — III. Paclen de Barcelone. — IV. Pilastre de Brescia. Gaudentius. — V. Zenon de Vérone. — VI. Hilarianus. — VIL ÎN'iceta de Remesiana, — VIII. L'afl'aire priscillianisle.
On désigne depuis le XVP siècle sous le nom d'Ambrosiasler (= pseudo-Ambroise) l'auteur anonyme d'un
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commentaire sur les Epîtrcs de saint Paul (à l'exclusion de l'Epître aux Hébreux), qui, au moyen âge, peut-être même dès l'époque de Gassiodore', fut imputé inexactement à saint Ambroise. Cette paraphrase est tout à fait remarquable ; c'est l'une des plus intéressantes que l'antiquité chrétienne nous ait léguées. Esprit original, rompu aux méthodes du Droit, et de tendances très positives, avec une pointe d'humeur satirique à l'égard des hommes d'Eglise, l'auteur évite soigneusement de se perdre dans les nuages de l'allégorie. Cette incuriosité de la méthode allégorique est un cas presque unique à cette époque. Il vise avant tout à bien comprendre son texte, et à en tirer des leçons pratiques, à l'usage des catholiques. Ajoutons qu'il a les yeux ouverts sur son temps : son commentaire est une source précieuse pour la connaissance des mystères païens, ceux d'Anubis, de Mithra. de Cybèle surtout, dont la vitalité était si puissante encore dans la seconde moitié du IV* siècle ; et l'on y constate la persistance des croyances astrologiques parmi les chrétiens eux-mêmes -.
Le problème de l'identité de l'Ambrosiaster est un problème particulièrement irritant. Nous savons qu'il écrivait à Rome même, peu après Julien l'Apostat \ sous le pape Damase * (366-384). Or cette période nous est assez bien connue, et il est étrange qu'une personnalité aussi vigoureuse que celle de l' « Ambrosiaster » ne puisse être mise en tout son jour. D'autant plus qu'un autre ouvrage, les Quaestiones Vcteris et IS'oai
1. Instit. dia., vni (P.L., LXX, 1120). Ambroise avait promis des homélies sur saint Paul dans une de ses lettres (£/>. xxxvn, i-a). a. Cf. GuMoiyT, R.H.L.R., VIII (igoS), p. 4i7 et s.