‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 247 sur 460 · I. Ep. V, I · texte numérisé non relu

I. Ep. V, I

a. L'édition la plus récente est celle qu'a donnée dom Morin dans la R.Bén., XlV(i897),p. 3 et s. Dom Morin a publié ibid., pour la première l'ois d'après le Monac. i/i386, s. x, un autre sermon de Petronius « in die ordinationis uel natale episcopi ». Le contenu de ces sermons prouve que, contrairement à la suscription du manuscrit, Petronius n'était pas évêque de Vérone. La notice de Gennadius [de Vir. ilL, xlii) le désigne comme évêque de Bologne.

3. Les manuscrits donnent en réalité io4 sermons, mais il y en a ii qui ne sont pas de Zenon. Une différence d'écriture dans le plus ancien, manuscrit, le codex Remensis, a permis de faire la discrimination.

4. Comparez Zenon, iv, 3 (p. 39, Giuliari) : « Venerem... conneiis manibus se légère conantem, immo aniini sui uilium et corporis demonstrantem » ; et Apulée, Metarn., 11, xvn : « In speciem Veneris... rel'or-

4o2 LES THÉOLOGIENS DE SECOND PLAN

Plusieurs de ces pièces sont dirigées contre les ariens, les paiens, les juifs. D'autres sont des dissertations dogmatiques ou des exhortations morales. Pour l'histoire des dogmes au iv" siècle, comme aussi pour l'histoire du culte chrétien, de la liturgie, de l'archéologie chrétiennes, il y a beaucoup à glaner dans cespages aux développements soignés et même fleuris.

Julius Quintus Hilarianus était un évêque de t'A frique proconsulaire. Dans son de Mandi durailone, il entreprit de préciser, à la lumière de la Lex Dei, et sans tenir compte du (( verbiage » de la science profane', la durée de l'univers. D'après les supputations d'Hilarianus, vers la fin du iv* siècle il restait encore loi ans de vie à l'humanité ^ Dans les derniers temps, sévirait l'Antéchrist ; puis, les 6000 ans assignés au monde une fois révolus, ce serait la résurrection des morts, le règne de mille ans, le jugement universel, la destruction totale de ce ciel et de cette terre, enfin la descente de la Cité décrite dans V Apocalypse, où les justes seraient heureux éternellement. — Pour comprendre l'importance que les premiers siècles ont attachée à ce genre de calculs, il faut se rappeler la longue angoisse chrétienne relative à l'époque du retour du Christ. Pratiquement les chrétientés s'étaient résignées à s'organiser, à aménager leur vie quotidienne

mata... feminal rosea palmula potius obumbrans de industria quam tegens uerecundia. »

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