‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 252 sur 460 · Paneg. lat. (Baehrens, p · texte numérisé non relu

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^lO LES THÉOLOGIENS DE SECOND PLAN

passa dans les mains de riiistorien Dôllinger, qui ne l'édita pas, lui non plus, mais suggéra que Priscillien devait être l'auteur de ces opuscules. La conclusion de Dôllinger fut acceptée par Schepss.

Les espoirs éveillés par cette découverte ont été péniblement déçus. En premier lieu, le style du recueil est bien différent de ce qu'on était en droit d'attendre d'un écrivain que Sulpice-Sévère représente comme facundiis. . . , disserendl ac disputandipromptissimus, etc. . . Des élucubrations pâteuses, obscures, entortillées, à peine relevées çà et là de quelques morceaux d'une dialectique assez chaleureuse, voilà tout le gain que recueillaient les lettrés désappointés. En second lieu, l'énigme doctrinale du priscillianisme n'était guère éclaircie par cette publication tant attendue : les historiens du dogme les plus qualifiés durent le constater mélancoliquement au lendemain de la publication de Schepss. De ces phrases languissantes et mornes, on dégageait bien certaines affirmations suspectes sur le droit d'interpréter librement les Écritures au nom du don de prophétie dont Dieu n'aurait point limité les prérogatives*, sur l'usage •des apocryphes que l'auteur voudrait incorporer au Canon scripturaire élargi ^ Mais ces indices n'allaient pas loin.

Le résultat de cette déconvenue a été double. S'il est si difficile d'apercevoir « l'hérésie ») sous une forme caractérisée dans les écrits de Priscillien, ne serait-ce pas que son orthodoxie ne méritait point les disqualifications dont elle a été l'objet? M. Bahut a soutenu avec force et talent le paradoxe de la réhabilitation

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