I. Inst. div., l, VIII
a. Cf. Paul Lejat, dans le B.A.L.A.C., igiS, p. 265-269.
3. La Régula est dans Migne, P. L., lxvi, aiS-gSa. La meilleure édition est celle de G. Butler, Fr. i. B. 1913. Trad. franc, de Dom Guék.vnger, 1868, in-8'.
6. Voir sur ce point le beau livre de M. Roger, L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin, Paris, Picard, 1906.
Belfort, en 690; Saint-Gall en 6i4, — plus d'un chefd'œuvre antique trouva l'abri tutélaire qui le sauva de la disparition. Et quand les Anglo-Saxons eurent subi l'influence des Irlandais, d'autres asiles, Fulda en Prusse, Gorze près de Metz, etc., s'ouvrirent aussi aux reliques du passé.
C'est ainsi que, tandis que se déroulaient ces siècles de fer et de barbarie, s'opéra en Occident la transmission des lettres antiques, jusqu'à l'efflorescence carolingienne *. Durant les quarante-cinq années de son règne, Charlemagne, secondé par Alcuin, favorisa hautement la culture classique. La plupart des manuscrits que nous possédons datent du IX* ou du X' siècle, ou remontent à des archétypes transcrits à cette époque ^
Je ne pousse pas plus loin cet exposé d'ensemble
I. Pour l'Orient, la question est plus obscure. D'après une certaine tradition, le clergé grec aurait fait brûler quantité d'ouvrages en vers, de caractère plus ou moins erotique, en particulier ceux de Ménandre, de Diphile, de Philémon, de Sapho, de Mimnerme, etc. Krumba.cher (Byzant. Literaturgesch. -, p. 5o5) est d'accord avec Bernhardt pour juger le fait peu vraisemblable et non démontré. 11 constate qu'au IX' siècle, à Gonstantinople, la littérature grecque profane n'était guère plus riche qu'elle ne l'est présentement, sauf pour les œuvres des historiens tardifs et pour ceux des spécialistes. 11 attribue la disparition d'une grande partie de cette littérature à la décadence intellectuelle qui marqua pour l'empire byzantin la période encadrée entre 65o et 83o. Les incendies allumés lors de la prise de Gonstantinople par les Croisés en i3o4 firent de nouveaux désastres. Puis la débâcle de l'Empire au XV siècle amena en Occident des savants byzantins dont les manuscrits jouèrent un certain rôle (que l'on a d'ailleurs surfait) dans l'épanouissement de la Renaissance italienne : voy. Ph. Monnier, Le Qiiallrocento, Paris, 1901, t. II, p. it.
a. Cf. Louis HaV'Et, Manuel de critique verbale. Paris, 191 1, p. 3 et s.