A. PuECH, Prudence, p. i6i
2. Tableau VI, n" 3. Voy. Brandt, dans B.ph.W., igao, 434-43i (^étude du texte : Hartel n'aurait pas suivi les meilleurs mss).
Yic », c'est la croix j)lantée sur le Golgotha, bois <( coupé sur un arbre stérile « et qui pourtant « étendit de chaque côté ses rameaux » et « en couvrit tout l'univers, afin que les nations pussent à jamais trouver en lui leur nourriture et leur vie, afin qu'elles apprissent que la mort aussi peut mourir ». Et ses fruits savoureux de salut produisent un merveilleux renouvellement chez ceux qui, avant d'y porter la main, « ont effacé les honteuses souillures de leur passé, et lavé leur corps dans la fontaine sainte ». Tout ce symbolisme est présenté avec simplicité et émotion. — Le de lernarii Niimeri excelleiilia \ attribué à saint Ambroise, célèbre en i4 hexamètres la vertu suréminente du nombre trois. La subtilité amoureuse de raffinements, qui se joue dans l'allégorie et le symbole, s'était appliquée de longue date aux mystères des chiffres, et à leurs correspondances secrètes avec certaines croyances : saint Augustin luimême ne s'y est-il pas complu ? ^ — Le de Nataris Rerum, qu'un manuscrit d'Oxford attribue également à saint Ambroise (à tort ou à raison, on ne sait), célèbre la toute-puissance de Dieu dans la nature, sous un titre presque semblable à celui que l'épicurien Lucrèce avait choisie — Uad quemdam Senatorem * est un avertissement pressant, mais courtois, à un sénateur, ancien consul (v. 27), qui, après avoir embrassé le christianisme pendant quelques années (v. 43-44), l'avait abandonné pour le culte de la Magna Mater. L'auteur (c'est saint Cyprien qui est désigné dans les manuscrits!) s'étonne qu'un homme