‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 266 sur 460 · De Praescr. haer., xxxix · texte numérisé non relu

De Praescr. haer., xxxix

a. Oa les trouve réunis dans P.L.M., IV, p. igi-aiio.

aux noms des personnages évangéliques de vagues désignations telles que Deus, Dominas, Magister, Héros, mater, iiales, etc. Seul le nom de Moïse, Moseus, grâce à l'analogie de sa consonance avec celle du Miisaeiis de Virgile, réussit à s'insérer dans ses vers. Puis, comment exprimer avec des hémistiches profanes la conception virginale, la fuite en Egypte, le crucifiement, etc., même en changeant les cas et les personnes, comme elle se le permet quelquefois, ou en se donnant des libertés prosodiques que Virgile n'aurait pas admises ? On comprend l'agacement que ces contrefaçons bien intentionnées, dont il nous reste quelques autres spécimens', causaient au bon sens de saint Jérôme ^ Le décret attribué à Gélase range l'opuscule de Proba parmi les « apocryphes », réservés à la lecture privée ^

Ce fut une sensation profonde dans la haute société gallo-romaine, quand vers SgS on apprit que Meropius Pontius Paulinus, l'un des premiers personnages de l'Empire, propriétaire d'immenses domaines en Gaule et en Italie, sénateur, consulaire de Campanie dès 21 ans, renonçait définitivement à la vie mondaine et songeait à se faire moine. Et cela, non pas au déclin de la vie, à l'âge où les forces chancellent et oïj les désillusions se multiplient, mais en pleine

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