‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 274 sur 460 · I. Ep. ixiii, i · texte numérisé non relu

I. Ep. ixiii, i

a. Ep. XVI (Hartel, I, 120).

hko LA POÉSIE LATINE CHRÉTIENNE AU IV* SIÈCLE

faire un meilleur usage, et qu'il les mette au service de la vraie sagesse. C'est à peu près la théorie de saint Jérôme ; l'accord était fait dès lors sur cette question entre les esprits de quelque envergure. — Les querelles dogmatiques ne sont point absentes non plus de ces lettres. Mais Paulin n'avait pas le tempérament belliqueux : c'était un doux, un modeste, d'une humilité, d'une charité profondes, et qui ne se croyait nullement obligé d'épouser les colères des grands jouteurs de l'orthodoxie, alors même qu'il leur donnait raison sur le fond des choses.

On accorde en général une préférence marquée à son œuvre en vers. Paulin connaissait à fond la technique poétique ; il avait été à bonne école. Comme Ausone, il use d'une grande diversité de mètres. Il passe, dans la même pièce, de l'hexamètre au trimètre ïambique, puis au distique élégiaque, pour revenir finalement à la forme du début K Comme Ausone encore, il a à son service tout le lexique des poètes consacrés, Virgile, Horace, Ovide, Stace ; à Ausone luimême, il fait de flatteurs emprunts ^ Sa mémoire est tellement chargée de souvenirs, que lui, si scrupuleux sur tout ce qui touche à la foi, il lui arrive d'appliquer aux croyances qui sont les siennes des tours et des expressions qui lui viennent en droite ligne des poètes du paganisme. Il appelle saint Jean

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