‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 275 sur 460 · Carm. xxi : cf. x, xi, xxxiii · texte numérisé non relu

Carm. xxi : cf. x, xi, xxxiii

a. Voy. Philipp, p. 19-67.

Baptiste « semideiimqiie uiriim ' » ; il peint ainsi le Christ trônant au haut des Cieux : (( Inridebat cos caelesti Chrislus ah arce^ ». Du petit Celse, mort à huit ans et dont l'intelligence paraissait pleine de promesses, il dit que ses parents redoutaient la revanche d'une sorte de Némésis jalouse : « Gaadehcint trepido praesagi corde parentes | dam mefannt tanti maneris inaidiam^ ». Le procédé est d'ailleurs courant chez presque tous les poètes chrétiens des premiers siècles et ne paraît avoir provoqué que de très rares réclamations.

Le classement des poèmes n'offre pas de difficulté. J'ai déjà signalé la correspondance avec Ausone*. Paulin n'y apparaît pas tellement différent d'Ausone au point de vue intellectuel. Mais son christianisme la éveillé à des délicatesses nouvelles. Quand il décrit la transformation morale qui s'est opérée en lui, son abandon à la volonté divine, son angoisse de l'au-delà, c'est une âme qui parle à la nôtre, en dépit de menues gentillesses de style auxquelles il s'attarde encore ^ — Le cycle des poèmes en l'honneur de saint Félix ne comprend pas moins de i/j pièces, d'étendue variable *. Chaque année, Paulin en composait une à l'occasion du i4 janvier, anniversaire de la mort du saint et de sa « naissance » à la vie éternelle". Le thème risquait de paraître monotone. Sans

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