‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 282 sur 460 · I. Contra Joh. lerosolym., c. xli · texte numérisé non relu

I. Contra Joh. lerosolym., c. xli

a. Dom MoRiN a mis au jour en 1897 cinquante-neuf homélies d« Jérôme sur les Psaumes, dix sur l'Evangile de Marc, dix encore sur divers textes bibliques (A. M., III, a, p. 873). Pour l'histoire de sa découverte, voir R.H.L.R., I (1896), p. 393-434, jReuue d'Hist. eccl., I (1900), p. 76 et 78, et R.B., XIX (igoï). P- 113-144. En 1908 dom Morin a encore publié quatorze homélies sur les Psaumes, et deux homélies sur Isaïe, connues déjà, mais dont l'authenticité était contestée (A. M., III, 3).

3. Ep. cxii, aa : (( Mihi sufïicit cum auditore uel lectore pauperculo in angulo monasterii susurrare. »

La date exacte de la naissance de Jérôme {Easebius Hieronymus) est inconnue. Des calculs plausibles la placent entre 34o et 35o'. Il nous apprend, dans son de Viris illasfribus -, qu'il naquit à Stridon, et que cette ville, avant sa destruction par les Goths, se trouvait aux confins de la Dalmatie et de la Pannonie. Une inscription publiée en 1882 ' a permis de localiser Stridon dans le voisinage de la ville moderne de Grahovo. Stridon appartenait à la province romaine de Dalmatie.

Ses parents étaient chrétiens. « Dès le berceau, a-t-il écrit, j'ai été nourri du lait de la foi catholique*. » Il ne devait pourtant recevoir le baptême que beaucoup plus tard, selon un usage alors fort répandu, que déjà combattaient des théologiens comme Grégoire de Nazianze, Grégoire de Nysse et saint Jean Chrysostome. Sa famille était aisée : elle possédait des biens fonciers dont, même après le passage des barbares, il subsistera encore quelques uilliilae plus ou moins délabrées ^ Adolescent, Jérôme s'en alla à Rome pour achever son éducation commencée dans sa ville natale. 11 y eut pour professeur de grammaire le

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