Ep. LXX.X.H, a
5. Ep. Lxvi, i!i. Jérôme fut obligé de les vendre vers 897 pour soutenir ses fondations de Bethléem.
A5o SAINT JÉRÔME
fameux Donat, le commentateur de Térence et de Virgile, l'auteur de ces manuels, VArs maior et VArs minor, sur lesquels devait s'exercer dès la fm du IV* siècle et jusque par delà le IX" siècle l'interprétation des grammairiens. Sauf peut-être saint Augustin, aucun auteur chrétien n'aura été plus fortement nourri que Jérôme de la moelle des classiques.
Sa vie d'étudiant ne fut pas sans reproche. Comme il arrive souvent à ceux qui, après une période de dissipation, se résolvent à une vie plus stricte, Jérôme gardera dans son cœur tout à la fois l'aiguillon et le remords de son passé de jeune homme. Il en avait emporté cette conviction que les dangers qu'offre la vie sont tels que fatalement les âmes fragiles, c'est-àdire à peu près toutes les âmes, doivent y succomber, si elles ne mettent entre les tentations et elles une barrière presque infranchissable. Telle est la source principale de son ascétisme ; et voilà pourquoi, sans faire de la vie religieuse une obligation absolue, il l'a constamment préconisée comme la meilleure, comme celle qui offre le plus de sécurité morale.
C'est à Rome, pourtant, qu'il fut enfin baptisé. Une fois ses études terminées, il voyagea en Gaule avec son ami Bonosus. Il passa par Trêves, et là, semblet-il, il se résolut à embrasser une vie mortifiée*. Nous le trouvons peu après à Aquilée, en lUyrie. II fait partie d'un cercle adonné à la pratique de l'ascétisme, dont Chromatius, le futur évêque d'Aquilée, était l'âme. Puis, par une décision brusque, il partit pour l'Orient, après avoir pris congé des siens à Stridon.
Un groupe de pèlerins s'acheminait avec lui vers