Helm, p
9. Rufin, Contra Hier., II, xxv. Mais c'est à tort qu'on l'a accusé d'à-
LES TRADUCTIONS d'ORIGÈNE 46 1
L'œuvre, au surplus, a rendu de grands services. Il suffit, pour s'en rendre compte, de compulser une histoire moderne de l'Eglise, ou même une histoire de la littérature romaine. Au regard du moyen-âge, l'histoire des empires était là, a comme l'histoire des papes était dans les notices du Liber Pontijîcalis ' » . La Chronique a été un des livres fondamentaux où ont pris leur appui toutes les recherches sur le passé de l'humanité -.
On connaît la singulière fortune d'Origène. Cet esprit éminent, cette puissante intelligence, honneur du christianisme du IIP siècle, devait être pour une longue série de générations un ferment de disputes et un brandon de discordes. Familier avec tous les systèmes de la philosophie grecque, avec les spéculations gnostiques, mais en même temps profondément attaché à la règle de foi, Origène avait conçu l'idée dune vaste synthèse où il incorporerait les principes fondamentaux de la doctrine chrétienne sur Dieu, l'Homme, l'Univers, et sur l'Écriture, source de toute vérité. Cette « somme » de théologie, le livre Des Principes (Llepi 'Apxcov), Origène le composa à Alexan-
voir substitué au nom de Rufin celui de Florentinus : cf. Cavallera, dans B.L.E., 1918, p. 3i8.