‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 295 sur 460 · I. Ep. xx.vviii · texte numérisé non relu

I. Ep. xx.vviii

a. Ep. XXII, 37.

ecclésiastiques coquets, frisés, parfumés, voltigeant, papillonnant, prototypes des abbés galants duXVIIP siècle, Jérôme réservait ses plus mordantes railleries. Une pareille humeur, dont ses amies cherchaient avec un demi-sourire à tempérer l'âcreté', devait fatalement dresser contie lui la coalition de tous ceux qu'il avait étrillés. Quand Blésilla, la fille de Paula, mourut, on accusa Jérôme de l'avoir tuée de jeûnes. La populace voulait l'assommer, et tous les moines avec lui par la même occasion ^ On devine aussi si les langues dardèrent leurs propos les plus vipérins contre l'école d'ascétisme {caslitatis chorus) dont Jérôme était le pédagogue spirituel. Aucune de ces nobles femmes de l'Aventin ne fut épargnée '. Tant que le pape Damase vécut, Jérôme tint tête à l'orage. Mais, après la mort de son protecteur, tout appui lui fut retiré et il n'eut plus d'autre ressource que quitter la « Babylone »* où il n'était pas permis d'être saint impunément.

YII

Durant ces trois années de vie romaine, oii il contractait les fortes amitiés et les haines tenaces qui devaient l'accompagner jusqu'au bout, Jérôme ne composa pas d'œuvrc très importante. Vingt-six lettres (fîp XIX à xLiv) se rapportent à cette période. Il n'est pas sûr que la Discussion entre un Lucijérien et un

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