‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 299 sur 460 · I. Praef. in qnattuor Euang. (P.L., XXIX, BaB · texte numérisé non relu

I. Praef. in qnattuor Euang. (P.L., XXIX, BaB

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crits grecs qu'il put se procurer ' ; là où le grec décelait dans le latin d'évidents contresens, il corrigeait ; quand les versions offraient des formules assez différentes, il choisissait celle qui lui paraissait la plus voisine du grec.

Ses retouches, au surplus, ne furent pas également zélées dans les diverses parties des Évangiles. 11 était très pénétré du souci de déranger le moins possible les habitudes de la chrétienté occidentale, et procé dait, selon son humeur, avec plus ou moins de discrétion-. Revisa-t-il également le reste du Nouveau Testament? La chose n'est pas certaine, et depuis Erasme et Lefèvre d'Étaples, elle a été souvent contestée : elle paraît au moins très vraisemblable '.

En tous cas, la revision du Psautier, d'où est sorti le Psallerium dit romanum, remonte à cette même époque *. Jérôme en améliora le texte d'après le grec des Septante.

Dans l'ensemble, le travail de Jérôme marquait un progrès auquel les gens compétents furent sensibles.

1. Il semble avoir compulsé les versions du type italo-romain, à l'exclusion de celles du type africain. Un des manuscrits que nous possédons, le Codex Briœianus, fournit un texte assez voisin de celui qu'a utilisé Jérôme. Cf. Harnack, Beitr. zur Einl. in das Neue Test., VII (191 6), p. 6. Ses manuscrits grecs se rapprochaient de ceux que représentent pour nous le Siiiaiticus et le Vaticanus. Au total, Harnack estime que les critiques n'ont pas attaché assez de prix jusqu'ici à la revision hiéronymienne et que pas un de nos manuscrits grecs n'est aussi près du texte primitif que la traduction latine de Jérôme (S.B.B., 1916, n° xxxvi/xxxvir, p. 069).

2. L'ajustement à la graeca ueritas est sensible surtout au début de Matth. et dans la seconde partie de Jean; il l'est moins chez Marc, et très peu chez Luc.

3. Voy. Durand, dans R.S.R., 1916, p. 53i et s. ; Harnack, Beitr. zur Einleitung in das Neue Test., Vil (191 6), p. 11. Les textes qui font pencher pour l'affirmative sont Ep. lxxi, 5 (Hilberg, dans C.V., LV, p. 6, 1. 10); Ep. cxu, 30 (ibid., p. Sgi, 1. 3) et de Vir. ilL, cxxxv. Cf. cependant Lagrange, dans R.B., 1917, p. Uh^-hh'], et 1918, p. 254-207 : le P. Laghangé ne croit pas que Jérôme ait revisé les Epîtres de saint Paul.

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