I. Revue historique, t. LX (189G), p. 3ia
vent presque tous dans la Patrologie latine, de l'abbé Migne (Paris, i84A-i855, 221 vol. in-4°, des Origines à 1216). Un assez grand nombre parmi ces textes sont déjà reproduits dans le Corpus Scriptorum ecclesiasticoram latinoriim, en cours de publication. Quelques renseignements sur ces deux collections ne seront pas inutiles.
« Il est peu de physionomies plus originales dans le clergé français du XIX*" siècle, a écrit dom Cabrol ', que celle de ce jeune prêtre arrivant à Paris sans argent ni protecteurs, d'une instruction très médiocre, mais actif, entreprenant, très entendu en affaires, fécond en ressources, ne haïssant pas au besoin la réclame, mais la mettant au service des bonnes causes ; l'imagination toujours en travail d'œuvres gigantesques, possédant à un haut degré l'art de découvrir les talents ignorés, d'en tirer habilement parti et de les faire concourir à son but ; doué de cette patience qu'aucune résistance ne lasse, d'une force de volonté qui faisait tout plier devant elle, créant œuvres sur œuvres, et arrivant à mener à bonne fin, sans autres capitaux que sa confiance en lui-même et son énergie, une des entreprises les plus considérables de notre siècle. ))
Les Patrologies grecque et latine ne furent qu'une des publications de Migne, parmi beaucoup d'autres ; mais c'est là qu'il donna la mesure de son talent d'organisateur ^