I. II, XXX.V
/iga SAINT JÉRÔME
est de ton troupeau, ou plutôt tout cela grogne parmi tes porcs... »
L'opuscule s'achève par une apostrophe enthousiaste à la ville de Rome, où la doctrine de Pierre est inébranlablement assise sur le rocher du Christ.
Cet ouvrage plein de verve, sinon de bon goût, n'obtint pas le succès que s'en promettait Jérôme. A Rome, son ami Pammachius en avait acheté bon nombre d'exemplaires : devant l'impression produite, il se hâta de retirer de la circulation ceux qu'il put rattraper '. D'autre part, Domnio communiqua à Jérôme toute une liste de passages avec prière de les corriger ou de les expliquer -. Jérôme dut se défendre dans une lettre apologétique adressée à Pammachius ^ Il y répéta qu'il n'entendait nullement condamner le mariage ni glisser, par sa défiance des aliments carnés et du vin, à une sorte de manichéisme ; il invoqua aussi la liberté permise dans une œuvre de polémique *. Excuses grondeuses, auxquelles se mêlaient de vives attaques contre certains qui ne se donnaient, affirmait-il, des airs d'indignation que pour le mieux diffamer.
Treize à quatorze ans plus tard, en /io6, il eut encore à rompre une lance contre un prêtre gaulois, Vigilantius, qui renouvelait certaines des thèses déjà combattues par Jérôme et attaquait en outre la vénération dont on entourait les tombeaux des martyrs, les veilles qu'il était d'usage de passer dans leurs basiliques et diverses pratiques liturgiques. Jérôme avait