‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 315 sur 460 · LES PÈLERINAGES EN TERRE-SAINTE · texte numérisé non relu

LES PÈLERINAGES EN TERRE-SAINTE

patrie! On accourt à Jérusalem de tous les coins de l'univers. Cette cité est pleine de toutes sortes de gens, et l'on y voit une telle cohue d'hommes et de femmes qu'on est obligé d'y supporter maint spectacle qu'on réussissait à éviter ailleurs en une certaine mesure. »

Il avait dit pourtant naguère que les pèlerinages aux Lieux-Saints étaient « une partie de la foi » {pars fidei^), et une mauvaise humeur passagère n'altérait pas en lui cette conviction. On le voit bien à la façon dont il raconte dans son Epitaphium Paulae le voyage de Paula vers la Galilée. Cette lettre de consolation {Ep. cviii), adressée à Eustochium, — une des plus émouvantes qui soient sorties de sa plume, — offre encore cet intérêt de dérouler toute la série des étapes par où passa la descendante des Gracques et des Scipions jusqu'à son installation dans sa cellule de Bethléem : l'île Pontia, Méthone (au sud de la Messénie), Chypre, Séleucie, Antioche, la Coelé-Syrie et la Phénicie, diverses localités de Terre-Sainte, Jérusalem, et enfin Bethléem, qui devait être pour elle le point de départ d'un nouveau périple à travers la Palestine et l'Egypte.

Nous possédons d'autres relations de voyage en Terre-Sainte, écrites par les pèlerins eux-mêmes. Il en est deux qui appartiennent au IV* siècle, l'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem, qui se réfère à 333, et la Peregrinatio dite ^Etheriae, que l'avis des critiques les plus compétents rapporte au dernier quart du IV* siècle.

Vltinerarium a Bardigala Hierusalem usqae et ab Heraclea per Aulonam [Aulona, en lUyrie, sur la côte

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