‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 317 sur 460 · I. xvm, 2 (Geteb, p. 6i · texte numérisé non relu

I. xvm, 2 (Geteb, p. 6i

a. XII, 3 (p. 53).

LA PEREGRINATIO .-ETHERIAE 5o&

l'épithète (( rare » : iiallcm inJinUarn, aalde palchram, uallem palchram salis el amoenam, uallem amoenissimam, horlos palcherrimos, horlas gralissimus, ces adjectifs peu voyants lui suffisent'. Ce dont elle est avide, et presque uniquement, c'est de contempler les lieux dont les Ecritures ou les légendes pieuses lui ont fait connaître le nom, de réaliser par une vue directe les histoires émouvantes dont son imagination de moniale est pleine. Guidée par les moines qu'elle mobilise avec une naïve confiance très sûre de soi, elle se fait montrer, dit-elle, « singula loca, quae semper ego iuxta scripturas requirebam * ». Une prière, la récitation des psaumes, porte chaque fois à Dieu le témoignage de sa gratitude pour le bonheur ainsi goûté.

Si l'on fait abstraction du point de vue proprement littéraire, la Peregrinalio est un document précieux. On y trouve une foule d'indications topographiques, assez détaillées pour que la science en puisse tirer parti. La philologie y recueille des locutions de la latinité populaire tardive. Mais c'est surtout pour l'histoire de la liturgie que l'enrichissement est sensible : « Celle qui a écrit ces pages nous donne dans les plus minutieux détails la description des cérémonies liturgiques et des offices de chaque jour. Elle nous parle des principales fêtes de l'année ecclésiastique à une époque où les autres écrivains restent muets sur ce sujet ou ne fournissent que quelques renseignements vagues et incomplets ^ «

Quel est l'auteur de la Peregrinalio ? Question souvent discutée, qui semble avoir reçu une solution.

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