DoM Cabrol, op. cit., p
5o6 LES PÈLERINAGES EN TERRE-SAINTE
non pas certaine, mais raisonnable et plausible. La pèlerine devait occuper un certain rang, si l'on en juge aux égards qu'elle rencontre, soit du côté du clergé, soit de la part des autorités officielles, qui mettent à sa disposition des soldats pour la protéger. Gamurrini proposa de reconnaître en elle la bellesœur [il disait à tort : la sœur] du consul Rufin, qui, au témoignage de Palladius {Hist. Lausiaque, LV, i), s'acheminait vers la fin du IV" siècle de Jérusalem en Egypte. Elle s'appelait XiXjSavva, et Gamurrini rendit ce nom en latin par Silaia. — Un travail de dom Fé rotin, paru en igoS dans la Revue des questions historiques S a renouvelé le débat. Dom Férotin appela l'attention sur une lettre incluse dans un manuscrit de l'Escurial, où un moine espagnol, Valerius, qui vivait en Galice dans la seconde moitié du VIP siècle, s'adressant aux moines du Yierzo {Jratres Bergidenses), leur propose, pour exciter leur zèle, l'exemple admirable du voyage accompli en Orient à travers toutes sortes de difficultés par la vierge -/Etheria ^ A la manière dont il décrit les méritoires épreuves d'/Etheria, on s'aperçoit qu'il songe à la prétendue Siluia, selon toutes les apparences \