‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 320 sur 460 · Paulin de Noie, Ep. xi, ia-i · texte numérisé non relu

Paulin de Noie, Ep. xi, ia-i

/(. Ep. I, a.

5lO SULPICE-SÉVÈRE

Sulpice s'installa à Primuliacum ', avec sa belle-mère et un groupe de pieux amis, tout entier à ses travaux littéraires, dont il attendait quelque gloire pour l'Église et pour lui-même. D'après la notice de Gennadius, il aurait reçu le sacerdoce : ce qui est sûr, c'est que l'accent « laïc » est resté sensible dans ses écrits. Gennadius affirme qu'ayant donné dans le pélagianisme, il reconnut bientôt son erreur, et s'en punit en s'infligeant un silence absolu jusqu'à sa mort. Nous n'avons aucun moyen de contrôler ce renseignement -.

La Chronique, Chronica, n'est qu'un ouvrage de vulgarisation. Sulpice voulait présenter un abrégé de l'histoire du christianisme écrit d'une façon attrayante, et capable, malgré sa brièveté concertée, d'intéresser le public lettré ^ Ce genre d'abrégés était alors assez en faveur : qu'on se rappelle le Breviariam d'Eutrope, celui de Festus, etc. Sulpice prend le récit des faits à la création même et le conduit jusqu'au consulat de Stilicon (4oo). Il analyse, en prêtant une attention spéciale à la chronologie, les livres de l'Ancien Testament, qu'il lisait dans le grec des Septante ; quant au Nouveau Testament, il s'abstient par respect de mettre en œuvre les événements historiques qui y sont racontés *. Il trouva un bon guide en Eusèbe de Césarée dont il utilise la Chronique, sans le nommer, non plus qu'aucune de ses autorités profanes, s'étant contenté d'avertir une fois pour toutes son lec-

I. Il y a controverse sur la localisation de Primuliacum. V. abbé L. RiCAUD, Sulpice-Sévère et sa Villa de Primuliac à Saint-Secer-de-Fiustan, Tarbes, 191/i, qui résume ces débats, p. 179 et s.

a. Il paraît sujet à caution. Voy. T. R. Glover, Classical Rewiew, 1899, p. ai I.

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