I. De dono perseuer., xx ; Retracl., II, vi
a. Sur le « genre » Confessions, cf. Misch, Gesch. der Autobiographie, I, Berlin, 1907, et le compte-rendu de cet ouvrage par Paul Lejat, R.G. 1908, II, p. 3i3.
« Aurelius Augustinus » était né le i3 novembre 354, à Thagaste, une bourgade de Numidie.
C'est au berceau même qu'il commence, dans ses Confessions, l'histoire de sa vie, soucieux qu'il est de noter l'éveil des inclinations mauvaises jusque dans le cœur de Vinjans *. Il fréquenta l'école de Thagaste pour y apprendre les premiers rudiments. Sa mère, Monnica, très fervente chrétienne, — Patricius, son père, était païen, — faisait de son mieux pour développer chez lui le sentiment religieux. Il dira plus tard : « Religionis uerissima semina mihi a pueritia salabriter insita ^ » Toutefois, selon un usage courant au IV" siècle, elle ne le fit pas baptiser, prévoyant les tentations qu'il aurait un jour à affronter et le bienfait d'une amnistie ainsi différée '.
Envoyé à Madaure, la ville voisine, pour y poursuivre ses études, il y apprit le grec : c'est à tort qu'on a prétendu qu'il l'avait plus tard oublié *, mais il ne se sentait dès lors qu'une médiocre sympathie pour cette langue dont un maître brutal l'avait dégoûté. Le calcul l'intéressait également fort peu. En revanche, il lisait avec délices les récits de VEnéide, et ses compositions de style lui valaient maints petits succès.
Malgré son peu de fortune, Patricius avait conçu pour son fils de hautes ambitions. Il songeait à l'envoyer parachever sa formation à Carthage. En attendant qu'il eût réuni l'argent nécessaire, Augustin