‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 344 sur 460 · Ep. XXIII · texte numérisé non relu

Ep. XXIII

It. Ep. xciii, 10 (P.L., XXXIII, 3a6); Contra litt. Petil., II. lxxxiii.

5. Cf. Ep. c et cxxxiv. Voy. Batiffol, op. cit., II, aaS et 335.

6. Tableau VIII, n" 70, 71, 77, 78. 85, 89, 98, 99, 100, io4, 108, 109, 116, 117, 118. La doctrine d'Augustin sur la grâce ne se forma clairement qu'à partir de 397 (de dm. quaest. ad Simplic). Dans le de libero Arbitrio, il n'avait pas fait à la grâce toute sa part, et les Pélagiens surent plus tard en tirer objection.

exprimé sa nature intime, telle que les expériences de la vie l'avaient façonnée. Au cours de ses longues années d'incertitudes et de douloureux débats intérieurs, il avajt goûté, certes, toutes les joies d'une vie passionnée. Rhétorique, philosophie, dialectique, musique, mathématiques, poésie, aucune des sciences connues de son temps ne lui était demeurée étrangère. Il avait joui délicieusement de l'amitié et de l'amour. Les satisfactions de carrière ne lui avaient pas été refusées non plus. Mais ces douceurs avaient été pour lui plus qu'à demi gâtées par les défaillances d'une volonté trop aisément prise à la « glu » du plaisir. Il gardait de ces années-là la peur des sens, de Vinquietus ardor libidinis, la certitude de l'infirmité du vouloir humain. Il concevait la vie comme une longue suite de tentations {isia uila, quae tota temptatio nominatur *), comme « une forêt pleine d'embûches et de périls ^ » . Retrancher sur les diverses concupiscences, celles de la chair et celle de l'esprit', voilà à quoi s'était voué son effort. On devine ce qu'il dut penser des idées du moine breton Pelage * et de son disciple Caelestius sur l'intégrité saine de la nature et la toute-puissance du libre-arbitre. Elles lui firent

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