Cf. X, XXX et s
It. Pelage était plus probablement Breton qu'Irlandais (Cf. Roger, L'enseign. des Lettres class. d'Ausone à ALcuin, P. igoB, p. ai4). Gennadius lui consacre une courte notice, de Vir. ilL, § xliii. Nous avons, de ses nombreuses productions, une Epistola ad Demetriadem ([4i3 ou 4i3] : P.L., XXX, i5-45 et XXXIII, logg-i lao), un Libellas fidei adressé au pape Innocent ([417] : P.L., XLV, 1716-1718 et XL VIII, 488-491). A. Souter a restitué le texte originel de ses Commentarii in epistulas S. Pauli, Londres, 1907. Dom MoRiN lui attribue un opuscule. De induratione cordis Pharaonis (R.Bén., XXVI, i63). Consulter, sur Pelage. Batiffol, op. cit., t. II, p. 349 et s. ; Bruckner, Quellen zur Gesch. d. Pelag. Streites, S.Q. n, 7 (1900). — Nous ne connaissons plus de Caelestius que quelques titres : notice dans Gennadius, § xlv.
l'effet d'un formidable contre-sens psychologique. Sa réaction contre de telles énormités fut si vive qu'elle déconcerta bon nombre de théologiens et de fidèles. Nous suivrons le mouvement d'idées dont ces résistances furent le point de départ.
Le groupe des écrits antiariens est beaucoup moins dense que les précédents '. C'est seulement en 4i8 qu'Augustin fut amené à s'occuper de l'arianisme, à propos d'un sermon arien anonyme qui avait été soumis à son examen. Deux ans avant sa mort il provoquait encore un débat public avec un évêque arien, Maximinus, qui y prit une attitude fort peu loyale.
Des traités exégétiques, qui sont, par contre, fort nombreux ^ nous ne dirons ici qu'un mot. C'est à la Bible, à la ueraclssima Scriptura, que, fatigué des spéculations auxquelles il s'était attardé trop longtemps, il demanda la solution des énigmes de l'homme et de l'univers. Les années le firent évoluer dans le sens d'une fidélité de plus en plus stricte à la lettre des Livres saints, et d'une certitude de plus en plus affermie de leur indéfectibilité. Nous retrouverons dans le de Doctrina chrisliana l'indication de quelquesuns des principes dont il forma la substructure de ses commentaires sur l'Ancien et le Nouveau Testament.
Fixons maintenant un peu plus longuement notre attention sur quelques œuvres maîtresses.