‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 346 sur 460 · I. Tableau VIII, n" 92, m, ii · texte numérisé non relu

I. Tableau VIII, n" 92, m, ii

a. Tableau VIII, n" i5, a4, a6, a8, 39, 87, 38, Sg, 43, 53, Sa, 83, 84, 90, 96.

Il serait difficile d'en rencontrer une plus ample, plus riche d'idées, que la Cité de Dieu. De 4i2 à ^26, ce livre, qui n'était à l'origine qu'un écrit de circonstance ou de polémique, s'est développé au point de devenir une puissante synthèse doctrinale où a trouvé place toute l'histoire de l'humanité, tout le système des croyances chrétiennes, tout le dranue à grand spectacle qui nous met sous les yeux la lutte séculaire de la « Cité divine » contre la « Cité terrestre », jusqu'à l'apothéose finale de l'une et jusqu'à l'engloutissement de l'autre dans les abîmes de la géhenne.

Depuis la chute de Rome, on le sait, beaucoup s'en allaient répétant contre le christianisme la vieille accusation d'avoir été pour la Ville un ferment de décadence. Le malaise était général dans toutes les classes de la société. Augustin comprit que ce malaise ne se dissiperait qu'au prix d'un véritable renouvellement de la mentalité publique '. Voilà pourquoi il se décida à écrire la Cité de Dieu. Il y travailla treize à quatorze ans ; mais il en avait, dès le début, conçu les vastes proportions % et ce fut la faute de ses occupations trop lourdes ' s'il en retarda de la sorte le complet achèvement.

• Quiconque a lu d'un bout à l'autre la Cité de Dieu se rappelle avoir éprouvé çà et là un malaise dont, à l'analyse, les causes ont pu lui apparaître assez clai-

I. Premier essai de réfatation dans YEp. cxxxviii. a. Voy. les premières pages du de Ciuit. et I, xxxv. 3. Retract., II, xliii.

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