V, XXIV
3. De uera Rel., III, m; de Cons. euang., I, xxvi, 4o ; Sermo cv, 6, 8; |p. CXI, a ; de gratta Christi et de pecc. or., ii, 17-18, etc.
Le de Catechizandis rudibus, rédigé en 4oo, est adressé à un diacre de Carthage, Deogratias. u De l'art des catéchèses à l'usage de ceux qui ignorent la doctrine chrétienne » : voilà le sens de ce titre. Deogratias avait avoué à Augustin l'embarras et le découragement qu'il éprouvait plus d'une fois dans ses fonctions de catéchiste, et avait sollicité de lui des conseils et une méthode. Augustin commence par le consoler avec bonté en lui montrant que son cas n'a rien d'exceptionnel. Que la pensée soit toujours en avance sur l'expression, c'est là un fait bien connu de tous ceux qui parlent ou qui écrivent, et il faut quelque naïveté pour s'affliger de mal traduire ce qu'on sent fortement :
« Moi-même, je suis presque toujours insatisfait de ce que je dis. Je voudrais quelque chose de mieux ; je jouis de ce quelque chose intérieurement, avant d'avoir essayé de l'exprimer par la parole. Et quand je perçois l'infériorité de cette expression, je souffre de ce que ma langue rende si imparfaitement les sentiments de mon cœur'. »
L'essentiel, c'est d'aimer ce que l'on fait ; et très ordinairement le plaisir que l'on prend à la tâche de pédagogue passe aux auditeurs et devient la mesure de l'intérêt qu'ils vous prêtent. Rien de communicatif comme l'ennui, si ce n'est l'alacrité de celui qui enseigne dans la joie.
Pour l'enseignement de l'Écriture sainte, spécialement de l'Ancien Testament, l'expérience suggère
Su.