‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 353 sur 460 · I. Cf. p · texte numérisé non relu

I. Cf. p

a. Le texte primitif, abandonné par Augustin en 897, allait jusqu'au chap. III, XXXVII, de l'édition complète, celle de 427. « Gum imperfectos (libros) comperissem, explique Augustin (Retr., II, iv, i), perflcere malui quam eis sic relictis ad alia retractanda transire. Compleui ergo tertium... Addidi etiam nouissimum librum et quatuor libris opus illud impleui. » Essayer de restituer la première édition, comme l'a fait dom Drut>"e, lequel suppose qu'Augustin remania de fond en comble l'ouvrage en 627 (R. Bén., igiS, p. 3oi et s.), est une entreprise qui paraît assez chimérique (cf. Cav.vllera., B.L.E., 1915/6, p. 420 et s.).

technique, quelques traits seulement sont à retenir ici. Au chapitre x du livre II, Augustin recommande à l'exégète chrétien d'apprendre le grec et l'hébreu, pour le cas où les traductions latines paraîtraient obscures ou équivoques. Lui-même, il ignorait l'hébreu* ; on se rappelle qu'il n'avait guère soutenu saint Jérôme, quand celui-ci avait fait son vigoureux effort vers Vhehraica ueritas^. Une évolution s'était donc opérée dans son sincère esprit : il ne limitait plus l'enquête de l'exégète aux traductions latines, ni même aux Septante — qui restaient cependant à ses yeux la version privilégiée ^

Au chapitre xv du livre II se rencontre le fameux passage sur Vltala, qui a prêté à de si fâcheuses confusions. Saint Augustin constate la multiplicité de& versions latines de la Bible, les unes très serviles, les autres un peu plus libres, et qu'il préfère. Il en est une à laquelle il décerne la palme, c'est Vltala, où la clarté s'unit à une fidélité scrupuleuse : « Parmi les traductions, il faut mettre, au-dessus de toutes les autres Vltala, car elle serre de plus près les mots et l'idée y reste nette : In ipsis autem inlerpretationibus Itala caeteris praejeratar ; nain est iierboriim tenacior CLim perspicaitale sententiae. »

Qu'était-ce au juste que cette Itala ? On a répondu de façon très diverse. Pour Rônsch, Vltala était... VAfra, une version d'origine africaine ! D'autres critiques modernes, F.-C. Burkitt, par exemple {The old Latin and the Itala, dans Texts and Stadies, IV, 3), et

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