I. P.L., L, 9-372; C.V.. t. XVII
a. Cf. Coll., XIV, XII et s.
3. Cf. Cooper-Marsdin, The History of the Islands of Ihe Lérins, Cambridge, Univ.-Press, igii.
li. S xLn. Eucher composa divers ouvrages destinés à répandre le goût de la vie monacale, et à faciliter l'intelligence de la Bible : cf. P.L., L. Le tome XXXI du Corpus de Vienne (1896, Wotke) comprend les Formulae spiritalis intellegentiae, les Instructionum libri duo, la Passio Agaunensium martyrum, VEpislala de laude heremi ; plus, diverses lettres adressées à Eucher par Salvien, Hilaire et Rusticus. Trad. française par Grégoire et CoLLOMBET (avcc Vincent de Lérins), P. i834. — Les deux fils d'Eucher, Salonius et Veranius, furent évêques comme leur père : on doit au premier quelques opuscules d'exégèse mystique (P.L., LUI, 967-1012).
568 l'augustinianisme
agrégé à la communauté vers /iio, vantait les séductions du cadre choisi par Honorât : « Arrosée d'eaux bienfaisantes, riche de verdure, émaillée de fleurs, pleine de charme pour l'odorat et les yeux, ma chère Lérina offre à ceux qui en jouissent une image de ce paradis qu'ils doivent posséder. »
C'est de Lérins que sortit le fameux Commonitorium S rédigé en 434* par l'énigmatique a Vincent de Lérins' ». Peu d'ouvrages de l'antiquité chrétienne ont eu une fortune aussi brillante que le Commonitorium, je dis dans le monde moderne *. Non que Vincent fasse preuve, pour le fond même de sa doctrine, d'une originalité très personnelle ^ On perçoit dans le Commonitoriam maint écho du de Praescriptione de Tertullien, et il est également certain que Vincent, en dépit de certaines arrière-pensées hostiles, a beaucoup profité de ses lectures de saint Augustin. Mais le mérite lui revient d'avoir médité sur les idées de ses prédécesseurs et de les avoir enserrées en des formules nettes, frappantes, décisives, qui ont paru quelquefois s'imposer à la postérité. On connaît son fameux critère, si souvent invoqué, si rarement applicable, et que l'Eglise ne s'est jamais approprié sans réserves * :
« Dans l'Eglise catholique elle-même, il faut veiller soigneusement à s'en tenir à ce qui a été cru partout, toujours et par tous
I. Commonitorium signifie proprement « notes consignées par écrit pour aider la mémoire » (Baluze). Sur l'ouvrage, cf. F. Brunetière et P. de LA.BRIOLLE, Saint Vincent de Lérins, Paris, 1906 (trad. française avec introduction détaillée), et Koch, dans T.U., XXXI, i^ (1907). — P.L., L, 687- 686 (qui reproduit Baluze). Editions spéciales de Jûlicher, dans S.Q., 1895, et de Rauschen, dans F. P., 1906.
a. La date se déduit du S xxix, 7.
3. Le peu que nous savons de lui, c'est à la notice de Gennadius quenous le devons, de Vir. ill., S l'iv.
k. On en compte plus de i5o éditions et traductions depuis le xvi* siècle.