‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 364 sur 460 · ARN013E LE JEUNE · texte numérisé non relu

ARN013E LE JEUNE

Arnobe le Jeune, ainsi appelé pour le distinguer du rhéteur Arnobe, le maître de Lactance, a attiré en ces dernières années l'attention de la critique. Il est impossible de recueillir sur son compte dans l'antiquité aucun témoignage explicite. Il semble se donner lui-même pour un moine ^ Il n'y a pas de raison décisive de le supposer Gaulois - : en tous cas, il habitait à Rome ou était en relations assez étroites avec le milieu romain, vers 450. Nous avons de lui des Commentarii in Psalmos ', où il combat, lui aussi, les vues de saint Augustin sur la grâce. Peut-être estil l'auteur des, Expositmnculae in Eaangeliam^, notules assez insignifiantes, et du Conflictas Arnobii catholici cam Serapione yEgypiio \ dirigé contre le monophysitisme. Dom Morin lui attribue en outre un curieux Libellas ad Gregoriain, qu'Isidore de Séville imputait à saint Jean Chrysostome ' : l'opuscule est adressé à une dame romaine, Grégoria, qui habite dans le palais impérial, sur le Palatin, et se trouve en dissentiment avec son mari ; l'auteur lui indique par quelle vertueuse diplomatie elle assurera de nouveau le bonheur de son ménage '.

Dom Morin restitue également à Arnobe le Jeune le traité en trois livres connu sous le nom de Praedestinalas*, qui fut découvert par le jésuite J. Sirmond dans un manuscrit de la bibliothèque de la cathédrale

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