VII, xciv
k. Mém. de i'Acad. des Inscr. et belles-lettres, t. XXVI (1867), p. i4a. 5. Cf. Roger, L'Enseign. des lettres class. d'Ansone à Alcuin, p. 6a.
592 l'église et les barbares
Pourtant le culte de la Rome éternelle n'était pas îiboli dans tous les cœurs. Le pape Léon le Grand célébrait magnifiquement vers le milieu du V" siècle la prodigieuse fortune de la Ville, groupant sous son hégémonie tant de peuples divers pour que fût plus aisée la diffusion de l'Evangile, et devenue encore plus majestueuse dans sa puissance spirituelle qu'elle ne l'était jadis de toutes ses grandeurs de chair '. Les courts sermons de Léon sont pleins d'une sève doctrinale que n'affadit aucune recherche excessive du biendire : c'est un langage simple et fort, tout à fait digne de ce pontife admirable, qui sut défendre Rome par sa diplomatie contre la menace d'Attila S qui la racheta des cruautés de Genséric ' et affermit plus qu'aucun autre de ses prédécesseurs le prestige souverain de la papauté *. Mais ce n'est pas seulement par sa
I. Sermo 8a In natali apost. Pétri et Pauli, S i (P.L., LIV, 422). a. Cf. saint Prosper, Chron. ad a. 453.