PAULIN DE PELLA
mètres), que Paulin de Pella composa en 459, alors qu'il avait plus de 80 ans, par quelles péripéties passaient certaines existences dans ces temps troublés.
« Gonditio instabilis seniper generaliler aeui' ».
Il était né à Pella, en Macédoine. Son père y exerçait les fonctions de préfet, puis reçut la haute charge de proconsul d'Afrique, et l'enfant fut transporté à Carthage. Dix-huit mois plus tard, on le menait à Rome, puis à Bordeaux, patrie de ses aïeux : Tandem innioriim in patriam... Bardigalam iieni. C'est là qu'il connut pour la première fois son grand-père, lequel était alors consul.
De ces indications on a déduit que Paulin devait être le petit-fils d'Ausone, consul en 879. Deux combinaisons différentes sont proposées par les critiques : les uns identifient le père de Paulin avec Hesperius, fils d'Ausone et proconsul d'Afrique en 376^ les autres, avec Thalassius, gendre d'Ausone et proconsul d'Afrique en 378, qui aurait eu Paulin d'un premier mariage'. En tous cas, nous ne connaissons en ces années-là d'autre consul d'origine bordelaise qu'Au-
Virgile, une Corinne, Ovide, si elles applaudissent la lyre de Flaccus ou la muse de Térence, c'est nous, nous seuls [les hommes] qui en sommes responsables »