‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 401 sur 460 · Eachar., v. blto · texte numérisé non relu

Eachar., v. blto

2. TiLLEMONT, Hist. des Empereurs, V, 710-11 : Krûgeb, dans R.E', article Panlimis v. P. ; Schenkl, dans son édition d'Ausone.

3. Peipek, dans son édition d'Ausone, p. ci et cxv ; Bra:<des, dans son édition de Paulin de Pella ; Seeck, M. G. H., VI, i, p. lxxvh. — Seeck. remarque que les pièces \v, 7, 3 (10 mars 876), et i, Sa, 2 (8 juillet 376) du Code Théodosien sont adressées à Hesperius proconsul, tandis que les pièces I, i5, 8 (îi janvier 377), et viii, 5, 'il\ (as février 377) le sont à Hesperius préfet du prétoire. Hesi3erius était donc préfet des Gaules dès le déliut de 377. Or Paulin nous apprend que son père était à Pella au moment de sa naissance et (pj'il resta ensuite dix-huit mois en Afrique comme proconsul, c'est-à-dire au moins jusqu'à la lin de 877. Cela fait difliculté. — J'observe que la difficulté serait plus grave, si l'on ne

628 PAULIN DE FELLA

sone. La parenté d'Ausone avec Paulin n'est donc guère douteuse, encore qu'Ausone n'ait fait nulle part allusion à son petit-fils Paulin.

« L'habile sollicitude de mes irréprochables parents me façonna dès l'enfance à cette règle de ne jamais exposer ma réputation aux atteintes de la médisance. Et quoique cette réputation bien acquise ait obtenu sa part d'estime, j'eusse pourtant préféré le genre de gloire qui m'eût été réservé, si, conformes tout d'abord à mes vœux, les vœux de mes parents eussent persisté dans le dessein de me consacrer pour toujours, dès mon enfance, à ton culte, ô Christ. Plus sagement inspirée pour mon bonheur, leur pieuse sollicitude m'eût affranchi des éphémères voluptés de la chair pour me faire recueillir les fruits éternels des temps à venir'. »

De ce passage énigmatique, il semble ressortir que les parents de Paulin, après avoir favorisé une vocation religieuse précoce, la contrarièrent dans la suite. Ils gâtèrent passablement l'enfant, qui était de santé assez frêle et obtenait de leur faiblesse la satisfaction de tous ses caprices : chevaux, chiens, éperviers, jouets, vêtements recherchés, etc. A son adolescence Paulin rend ce témoignage qu'il se garda de céder aux séductions des femmes de condition libre, fort disposées à ne point se montrer farouches, et qu'il se contenta méritoirement d'user des beautés domestiques qui étaient au service de ses parents {contentas domus illecebrls Jamulantibus uti) ! A vingt ans, on le maria : il devint un homme rangé, actif, mais ami d'une vie confortable dont les événements n'allaient pas tarder à compromettre la sécurité :

« Je voulais une maison commode avec de larges appartements disposés en tout temps selon les diverses saisons de l'année, une

savait l'imprécision coutumière aux poètes anciens en matière de données chronologiques.

Page 1