‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 406 sur 460 · Ep. I, VI · texte numérisé non relu

Ep. I, VI

les à Rome, sacrifiés par elle, et réduits finalement à ne compter que sur soi '.

Son grand-père, préfet du prétoiie des Gaules, s'était converti en 4o8, sous Théodose ^ Son père fut revêtu, sous Yalentinien III, de la même dignité. Sidoine, bien jeune encore, vers 4^2, épousa une jeune fille, Papianilla, qui appartenait à une illustre famille d'Auvergne. Le i" janvier /j56 il eut à prononcer devant le Sénat romain le panégyrique de son beaupère, Flavius Eparchius Avitus, élu empereur l'année précédente par les députés de la noblesse gauloise, réunis à Beaucaire (Ugernum). Le succès de ce morceau poétique lui valut une statue de bronze sur le Forum de Trajan \ Peu après, Avitus, menacé par certains aristocrates romains mécontents, n'eut d'autre ressource pour sauver sa vie que d'accepter le siège épiscopal de Plaisance. Un autre panégyrique *, adressé cette fois à l'empereur Majorien, sauva Sidoine des animosités du nouveau prince, et le poussa même assez avant dans sa sympathie.

De 461 à 465 Sidoine mena dans son domaine d'Avitacum l'existence confortable des grands propriétaires fonciers, avec sa femme et ses trois enfants. Un nouvel exploit littéraire — le panégyrique d'Anthemius, devenu à son tour empereur d'Occident' — lui mérita en 468 la dignité de préfet de Rome, et. à sa sortie de charge, le titre de patrice.

Il pensait jouir en paix des années qui lui étaient

1. Sources de sa biographie : une notice du de Viris ilL, de Gennadius, S xcii ; les œuvres de Sidoine et spécialement le poème inclus dans l'Ep. IX, XVI.

a. Carmen xir, 7.

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