‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 413 sur 460 · SAINT AVIT · texte numérisé non relu

SAINT AVIT

procédés de la rhétorique, tels qu'ils s'étaient développés dès les premiers siècles de l'Empire : ils n'ont guère fait que les pousser à bout, parfois jusqu'à l'absurde. C'est chez eux que l'influence déjà lointaine d'un Apulée a développé tous ses effets nocifs.

Né à Vienne, en Dauphiné, vers 45o, d'une famille dorigine auvergnate, qui s'était fixée en Burgondie, fils et petit -fils de sénateurs, Avitus fut élevé au siège épiscopal de sa ville natale en 490 et mourut vers 5 18. Le rôle qu'il joua comme évêque fut de premier plan. C'est lui qui présida, à titre de métropolitain des Gaules, le concile d'Epaone en 517'. Il ramena de l'arianisme à l'orthodoxie catholique Sigismond, fils et successeur de Gondebaud, roi de Burgondie. Il passa pour un redoutable pourfendeur d'hérésie ^ Nous possédons encore de lui le contra Eatychianam Haeresim lihri dao, qui est de 5i2/3, et les Dialogi cum Gundobado rege uel libvorum contra Arianos reliquiae '. Son œuvre en prose comprend quatre-vingt-dix-huit lettres, deux homélies sur les Rogations, soixantedouze courts fragments de sermons. Il passait auprès de ses contemporains pour un des plus brillants écrivains de son temps. Cette réputation, c'est surtout à sa poésie qu'il la devait. Le de Laude Virginitatis, en

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